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Visites guidées des Parcs Paysagers en 2010. Les dimanches 23/05, 27/06, 29/08, 24/10 et samedi 28/08, 17/10 de 15h à 18h. Sur un circuit de 3 km nous découvrons des demeures et jardins anglais dans la ville de Péruwelz, ville à la campagne au plein cœur du parc naturel des plaines de la Scarpe et l’Escaut. La visite se termine par une dégustation de boissons régionales dans le parc de La Naïade. Inscription obligatoire (paf: 12 €), au parc de La Naïade tel 0475/247784 info@naiade.be . Imprimer la page du Calendrier 2010 Edition: Demeures Historiques & jardins Nr.147 Les jardins paysagers de Péruwelz Au cœur de Péruwelz, les pièces d’eau et les courbes du parc de la Naïade constituent un parfait jardin paysager. Par Annabelle Pinon Histoire de Péruwelz, Etymologie. Avant l’existence du plan cadastral, appelé aussi plan Popp, créé au 19e siècle lors de l’indépendance de la Belgique et succédant aux plans cadastraux napoléonien et hollandais, il était d’usage de nommer un lieu selon une ou plusieurs de ses caractéristiques ; celles-ci pouvaient être d’ordre topographique, historique ou encore géographique. Grâce à divers actes de loi antérieurs à 1830, on recense ainsi plus d’une vingtaine de graphies différentes attribuées à Péruwelz parmi lesquelles Perwes, Péruez, Perwez, Pierwes ou encore Pierwes. Selon les linguistes, une constante émane de ces appellations, toutes composées de deux syllabes identifiables. La première, dérivant de « pier » ou « per », évoquerait la pierre présente en masse dans le sous-sol péruwelzien sous forme de banc calcaire qui, lorsqu’il est exploité, livre une pierre de couleur noire. La seconde syllabe ferait référence au mot « welz », désignant tantôt des plaines couvertes d’eau, tantôt un vivier, un gué ou encore un abreuvoir. L’eau est en effet l’autre constituante essentielle du sous-sol de la ville, d’où jaillissent de nombreuses sources naturelles au départ d’une importante nappe aquifère. En outre, une petite rivière, la Verne noire, sillonne le territoire de Péruwelz en alimentant des zones humides et des marais. Dès ses origines, la ville put compter sur ces deux éléments capitaux du paysage qui eurent une influence certaine sur le développement des parcs paysagers de la région. Les nombreux espaces verts, où, l’aulne domine souvent à l’état naturel et l’omniprésence de l’eau sous forme de sources artésiennes, de marais ou de viviers ont suggéré inspiration et respect aux créateurs de jardins. Industrialisation Le 17 février 1817, un arrêté royal des Etats Provinciaux hollandais élève le bourg de Péruwelz au rang de ville. Cette reconnaissance symbolique consacre les changements sociaux, politiques et économiques déjà intervenus auparavant. L’essor de Péruwelz, comme de tant d’autres villes belges à l’époque, doit, en effet, être compris dans le contexte de la révolution industrielle, née en Angleterre qui exporte sur le continent les nouvelles conquêtes techniques comme la machine à vapeur . La ville va bénéficier de ces avancées pour développer et asseoir l’industrie de la laine déjà présente depuis le Moyen Âge, et qui deviendra la plus importante de Péruwelz au 19e siècle. La croissance d’autres entreprises telles les bonneteries, les tanneries, les sucreries, les brasseries et celles qui résultent de l’exploitation de la pierre participe évidemment au même phénomène. La classe sociale bourgeoise va prospérer au départ de la nouvelle économie capitaliste, voulue par la révolution industrielle. Très présente à Péruwelz et soucieuse d’étaler son pouvoir et sa richesse, elle entreprend la construction de somptueuses demeures. Un peu partout s’élèvent hôtels particuliers et de maisons de maîtres aux imposantes façades cachant de magnifiques parcs, parfois relativement étendus. Tant les créations architecturales que naturelles s’inscriront dans la mode de l’époque. Ainsi, les façades se nourriront de motifs néoclassiques éclectiques et teintés d’art nouveau tandis que les jardins traduiront logiquement le style paysager ou anglais. Edouard Simon (1825-1902) Si les essors industriels et sociaux furent déterminants pour le développement urbain, aucun changement n’aurait pourtant été possible sans l’esprit novateur et ambitieux du bourgmestre Edouard Simon. Durant son mayorat, qui eut cours de 1862 à 1902, Péruwelz connut une très importante période d’urbanisation et de modernisation. Concrétisée en particulier par l’installation de réverbères, de lignes téléphoniques, de nouveaux axes routiers et du chemin de fer. Édouard Simon fit également assainir les alentours de l’ancien château et commanda le dessin d’un parc, réalisé entre 1865 et 1895 par Louis Fuchs, architecte de renom, déjà créateur du parc du château Petit dans la même ville. Développant un langage anglais par ses courbes et pièces d’eau, le parc, don du Bourgmestre à la ville, est aujourd’hui communal et porte le patronyme de son initiateur. Il se voit agrémenté de fontaines, de sculptures et d’un kiosque de style art nouveau construit par Léon Pavot, élève de Victor Horta. Le parc s’impose dès lors comme un des fleurons du parc paysager péruwelzien. Il ne fait donc aucun doute que le patrimoine constitué par les jardins locaux doit beaucoup à Édouard Simon, à Louis Fuchs et au style paysager tant les parcs plus récents du château de la Roseraie, du château Duez et de la Naïade semblent y puiser leur inspiration. Le jardin paysager De la ligne à la courbe L’origine du jardin dit « géométrique » est à chercher dans la Renaissance italienne et, à travers elle, dans les racines gréco-romaines. Ces jardins, dont un des premiers fut celui du Belvédère créé par Bramante à Rome, s’organisent en fonction d’axes de circulation, de parterres symétriques et d’ornementations parsemant le jardin. En outre, et à la différence du jardin français, la Renaissance italienne introduit dans le paysage le dénivelé mis en évidence par un jeu de terrasses. Dès cette époque l’architecture, et avec elle les jardins, seront théorisés , ce qui contribuera largement à la diffusion des modèles. L’apparition de l’imprimerie renforcera le phénomène dès la fin du 15e siècle. En France, les guerres d’Italie de 1494 et de 1524 ainsi que l’influence d’artistes italiens venus au pays servirent à jeter les bases du jardin à la française en s’inspirant des modèles transalpins. Ils n’en sont cependant pas la copie conforme, l’école française préférant la perspective plane aux terrasses et usant plus parcimonieusement des artifices comme les fontaines. Au 17e siècle, toutes les caractéristiques du style dit « à la française » sont définitivement constituées dans les jardins. André Le Nôtre (1613-1700), avec les réalisations majeures de Vaux-le-Vicomte (1655-1661) et de Versailles (1661-1700), s’impose comme le plus grand créateur d’un style qui fera des émules jusqu’aux 19e et 20e siècles . L’axialisation, la symétrie, les fontaines ou encore les parterres en broderie sont autant d’avatars d’un courant bel et bien propre à la France, bien que reconnaissant l’influence italienne. Les caractéristiques du jardin paysager Le jardin paysager, appelé aussi jardin anglais du fait de ses origines, naît entre autre du refus de cette organisation outrancièrement rigoureuse du paysage. Le courant, bien que déjà en germe dans l’Antiquité et au Moyen Âge, éclot en Angleterre à l’aube du 18e siècle sous le signe d’un retour à la nature, libre et sauvage. Il y est fréquemment dénommé style pittoresque. Des ses diverses sources d’inspiration, la plus importante est sans doute le jardin chinois qui léguera notamment au courant paysager son goût des pièces d’eau aux courbes serpentines . À ces caractères s’ajouteront, sous l’influence du romantisme, le goût pour les ruines, les temples et autres fabriques dissimulés tous azimuts. Le jardin apparaît dès lors comme une succession de tableaux naturels se dévoilant au détour des sentiers sinueux et provoquant chez le spectateur rêveries et découvertes inattendues. L’irrégularité de la composition a pour but principal de traiter l’espace de manière à produire des effets naturels , oubliant ainsi la géométrie encore en vogue à l’époque. Cette dissymétrie permet l’animation du paysage par les effets de surprise, les jeux d’ombres et de lumières et les perspectives insoupçonnées. Les odeurs et les bruits sont également parties intégrantes de cette théâtralisation de la nature. En plus de la ligne serpentine, le nivellement naturel du terrain s’avère être un élément tout aussi capital. Le parc sera donc de préférence vallonné dans un souci d’imitation du paysage et, au besoin, quelques collines artificielles pourront être aménagées. Les fabriques installées dans le jardin évoquent chez le promeneur de nombreux sentiments nostalgiques et exotiques, renvoyant à l’architecture du passé et à celle des contrées lointaines. Elles peuvent de types très différents. Parmi les plus courants, on rencontre la ruine (artificielle ou non), le kiosque, la grotte, le temple (grec ou romain) ou encore la pagode asiatique. L’eau s’impose comme une constituante omniprésente dans le jardin paysager, tantôt sous forme d’étendue calme, tantôt sous forme de cascades ou de jets d’eau. Elle éveille également tous nos sens, à commencer par l’ouïe, excitée par les clapotis et les murmures des ruisseaux et cascades ou, au contraire, apaisée par la quiétude d’un étang. La vue peut se trouver flattée par les reflets dans l’eau de la végétation environnante tandis que l’odorat se confond dans tous les effluves du jardin. La quantité et la qualité des essences cultivées s’est, en effet, considérablement accrue, rejoignant ainsi l’arbre, resté depuis des siècles la composante presque unique des jardins. Le 18e siècle connaîtra ainsi un engouement pour les espèces rares ou exotiques. Les jardins abondent dès ce moment d’une flore diversifiée en provenance principalement du Moyen-Orient et d’Amérique. Des essences comme le platane d’Orient, le cèdre blanc, le laurier, etc. pousseront désormais dans le jardin paysager. L’intérêt se portera aussi, de plus en plus, vers les fleurs. Très vite, rocailles et rocher, propres au jardin irrégulier, feront également leur apparition Le jardin anglais ou paysager, irrégulier et sinueux, dévoile donc au fil des promenades divers tableaux de la nature libre, presque sauvage, souvent théâtralisée par la rythmique des ses jeux d’eau, de ses fabriques et de ses perspectives cachées. Le parc de la Naïade Au début du 20e siècle, le Docteur Albert Bouckaert chargea le paysagiste belge Léon Rosseels de réaliser un parc dans sa propriété de l’avenue de la Tour de Londres à Péruwelz (aujourd’hui, boulevard Léopold III). Il fut tracé en 1927 sur le terrain d’un ancien bois à gibier comme en témoigne encore l’ancien pavillon de chasse . En 1960, lors du décès du propriétaire, la maison et une partie du parc (les 2/3) furent rachetées par un industriel tandis que le reste du jardin et le pavillon restèrent aux mains des héritiers. Il faut attendre 1986 pour que les actuels propriétaires, M. et Mme Luc Pinon, rachètent l’entièreté du terrain laissé à l’abandon durant de longues années, et entreprennent à l’aide du plan conservé de Rosseels de reconstituer le parc qui avait perdu son tracé originel. La conjonction des compétences d’un agronome et d’une géographe, tous deux passionnés par les lieux, en ont permis le sauvetage, assimilable à une véritable restauration. Un havre de paix Dès qu’on franchit la grille, et à mesure que l’on y pénètre, se dévoile un parc vallonné, composé de pièces d’eau aux contours serpentins, de bancs de fleurs et de fontaines. A l’étang principal, dont la forme en plan épouse celle d’un huit, sont connectés deux pièces d’eau secondaires, aux lignes elles-mêmes ondoyantes. Léon Rosseels tira pour cela pleinement parti de la nature du sol, exploitant à merveille le caractère spongieux de celui-ci et les nombreuses sources artésiennes qu’il renferme. Les deux jets d’eau, dont l’un agrémente l’étang principal et l’autre jaillit d’un rocher non loin de la terrasse ainsi que les longs sentiers courbes ceinturant le parc ponctuent une nature qui se donne tant à contempler qu’à explorer. L’engouement pour les essences rares et pour les arboretums , hérité du 19e siècle qui contraste avec certaines tendances actuelles prônant les essences indigènes, voire excluant toutes les autres, poussa, en effet, le Dr Bouckaert et Léon Rosseels à importer de nombreuses plantes étrangères et à les acclimater. Le parc de la Naïade peut s’enorgueillir aujourd’hui d’approximativement 300 variétés différentes de plantes et d’arbres. Les conifères et feuillus, les arbres indigènes ou exotiques, les différents types de fleurs et les plantes aquatiques vivent au sein du parc dans un équilibre parfait. Ainsi, au fil des saisons, les charmes de chaque essence sont, soit mis en évidence, soit s’effacent pour laisser place à d’autres. « Mini-arboretum » Au 18 et 19es siècles, des « chercheurs » sont envoyés à travers le monde afin de rapporter des curiosités et des raretés botaniques. Héritiers de cet enthousiasme, le Dr Bouckaert et Léon Rosseels emboîtèrent le pas vers 1920, ce qui vaut aujourd’hui à la Naïade d’être parfois qualifiée de mini-arboretum. Les nombreuses essences de plantes à fleurs (magnolias, lilas, seringa, skimmia, etc.) et de plantes aquatiques (iris d’eau, menthe aquatique, nymphéas, etc.) côtoient de nombreux arbres majestueux d’origines et de types très différents. Toute cette flore dévoile au printemps et en été un paysage verdoyant. En automne, un spectacle carnavalesque d’ocres y succède tandis qu’en hiver, le parc oppose les masses de ses conifères aux structures dénudées des feuillus. Quelques espèces remarquables du parc méritent d’être citées : - le cèdre du Japon (cryptomeria japonica) - le cyprès de Lawson (chamaecyparis lawsoniana ) - l’if d’Irlande (taxus baccata « jastigliata) - le sorbier des oiseleurs (sorbus aucuparia) - le sumac de Virginie (rhys typhina) - le peuplier d’Italie (populus nigra pyramidalis) - le pin de l’Himalaya (pinus wallichiana) - le tilleul argenté (tilia tomentosa) - le ginkgo biloba - le platane (platanus) Mobilier et architecture Le parc de la Naïade tire son nom de la statue du même nom qui trône au sein du jardin. Sculpture de bronze d’un mètre trente-cinq, réalisée en 1992 par Marie-José Aerts , elle exprime à merveille l’esprit du jardin paysager visuellement et intellectuellement. Les Naïades, dans la mythologie grecque, sont des nymphes peuplant les sources, les rivières et les étangs : elles ont donc un rapport très important à l’eau, composante essentielle du jardin paysager. Elles protègent aussi la nature et, en particulier, les fleurs, les prairies et les troupeaux. À Péruwelz « La Naïade » du couple Pinon apparaît, dès lors, comme la divinité protectrice du parc. De plus, les courbes féminines de la statue rappellent à nos yeux les courbes sinueuses et sensuelles des allées, des étangs et des parterres. La statue de bronze donnera donc logiquement son nom au parc dans les années 1990 puisqu’elle incarne les prétentions visuelles et intelligibles d’un vrai jardin paysager. Au fil des sentiers, le promeneur découvre des bancs de bois ou de pierre, permettant de s’asseoir et de fixer, le temps d’une pause, un des nombreux tableaux naturels si chers au jardin paysager. Au fond du parc, se dresse fièrement le pavillon de chasse, aujourd’hui restauré, qui n’est pas sans rappeler les fabriques chères aux Anglais. Tous ces éléments d’architecture, fonctionnels ou décoratifs, ramènent évidemment à la genèse du jardin anglais. La Naïade : un jardin paysager ? Le parc de la Naïade se révèle être une excellente synthèse des caractéristiques du jardin paysager si l’on considère les points de vue des grands architectes-paysagistes anglais. William Kent (1685-1748), au départ peintre, conçut initialement ses jardins truffés de fabriques gréco-romaines, tel un assemblage de tableaux et de scènes. Tous les sentiers cachés, toutes les variétés des essences ainsi que les contractions et dilatations de l’espace au sein du parc péruwelzien témoignent de cette recherche d’impressions éclectiques En réaction aux jardins de l’époque, trop ennuyeux à ses yeux, l’un des paysagistes les plus importants, William Chambers (1723-1796) voulut animer ses créations de manière très différente. Il s’inspira de ses expéditions en Chine pour importer les caractères asiatiques dans les jardins d’Angleterre. Derrière l’étang principal du parc de la Naïade, on découvre une petite pièce d’eau aménagée selon les critères chinois. De forme irrégulière, elle est entourée d’un cèdre du Japon et de rocailles. Afin d’inciter davantage à la promenade, Humphrey Rempton (1752-1818) apporta enfin une nouveauté aux jardins en y remplaçant les sentiers de gazon par du gravier. Ce sont ces mêmes sentiers qui desservent le paysage de la Naïade. Ces quelques exemples suffisent à démontrer qu’en s’organisant malgré tout selon des caractéristiques propres, le jardin Pinon à Péruwelz livre un panel étendu d’éléments typiquement paysagers. Une passion à partager Non contents d’avoir restauré et entretenu le parc pendant une vingtaine d’années, Luc et Paqui Pinon, ont, depuis peu, ouvert les grilles de leur propriété au grand public tous les dimanches de juin, juillet et août. Des séminaires de jardinage, portant entre autresur la taille des arbres fruitiers ou sur le bouturage, sont en outre régulièrement organisés. Ils rencontrent un vif succès. Excellent pédagogue, Luc Pinon peut ainsi cumuler les fonctions de propriétaire, de jardinier et de professeur en faisant partager sa passion. C’est bien de passion dont il s’agit lorsque l’on sait que l’intégralité de la propriété est gérée par le couple seul, aidé occasionnellement par un chômeur de l’agence locale pour l’emploi (A.L.E.). Depuis 1986, le parc retrouve ainsi chaque jour un peu plus son caractère originel. Classé récemment par la Région Wallonne, il offre désormais au public les charmes des créations du passé. Conclusion Véritable bijou des temps passés, patrimoine vert des années 1920, le parc de la Naïade rencontre l’intérêt croissant pour l’architecture paysagère. Il faut souligner que cet art fut longtemps ignoré alors qu’il reflète au même titre (et même davantage) que la peinture, la sculpture ou l’architecturele rapport de l’homme à la nature. Ses matériaux mouvants (eau, terre et végétaux) ne permettent jamais de créations identiques. Chaque composition se révèle différente. Il est donc opportun de reconsidérer le rôle de l’art paysager dans une optique d’égalité avec les autres arts. Le regain d’intérêt actuel pour le patrimoine vert scelle déjà cette prise de conscience qu’il convient de conforter. Les jardins historiques souffrent, en effet, de la fragilité de leurs matériaux. Le soin à y apporter est donc plus que jamais capital si l’on veut préserver ce patrimoine historique régional et contribuer au maintien des sensations, jouissances esthétiques et impressions profondes et qu’ils procurent. L’exemple du parc Pinon, il y a un demi-siècle en ruine et aujourd’hui ressuscité par la passion, montre de manière pertinente tout l’intérêt d’une telle démarche. |